Les compétences à développer à l'ère de l'IA
L'IA vient pour votre job. Voici les compétences qui auront de la valeur dans le monde d'après (pour les indépendants).
L’IA vient pour votre job.
Tous les jours, des entreprises se séparent de leurs salariés. Des indépendants ne trouvent plus de clients. Certains métiers ont presque disparu comme les traducteurs, les rédacteurs SEO, les transcripteurs ou les banques d’images…
L’âge d’or de l’économie du savoir est terminé.
Quand la révolution industrielle a automatisé la force physique, l’IA va automatiser la force cognitive. En tant qu’artisan de la connaissance, j’ai eu peur. Peur pour mon avenir. Peur de ne plus pouvoir valoriser mes compétences. Peur de ne plus trouver de clients.
Mais comme tout le monde, je passais à côté de l’essentiel.
L’IA ne s’attaque pas à l’humain. Mais au travail vide de sens. À ces petites tâches sans envergure que nous répétons encore et encore, imposées par un système qui nous pousse à produire toujours plus.
Je ne suis pas contre l’IA. Au contraire. Parce qu’au fond, la vraie question est ailleurs :
Quelles compétences resteront pertinentes dans le monde d’après ?
Si vous avez déjà ressenti cette angoisse sourde en ouvrant LinkedIn le matin, si vous avez peur de voir votre activité décliner ou si vous craignez que votre expertise soit obsolète dans 3 ans… J’étais dans cette situation.
Dans cet essai, je vous partage 4 idées qui ont radicalement changé ma façon de voir les choses. D’abord, on va définir les compétences qui vont vous donner un avantage compétitif ces prochaines années. Ensuite, je vous montrerai comment les transformer en un projet lucratif avec lequel vous êtes aligné.
Cette édition est plus longue que d’habitude parce que j’avais envie de traiter en profondeur ce sujet qui me tient à coeur.
J’espère que vous apprécierez.
I - La psychologie de la valeur
“Il faut créer de la valeur pour gagner votre vie”.
Le problème, c’est que tout le monde dit ça, mais personne ne sait vraiment ce que ça veut dire. Et surtout, certaines choses qui avaient énormément de valeur avant n’en ont presque plus aujourd’hui.
On a toujours valorisé l’information et la connaissance. C’était un moyen efficace de capter l’attention et de démontrer ses compétences. Parce que l’information était rare et coûteuse à produire.
C’est ce que Peter Drucker appelait l’économie de la connaissance : un système économique dans lequel la création de richesse reposait principalement sur des activités à forte intensité de connaissances.
Sauf qu’aujourd’hui, l’information n’est plus rare. En quelques lignes de prompt, vous pouvez obtenir l’essentiel de la réglementation sur un sujet aussi pointu que le placement d’une clôture entre voisins.
Mais la bonne nouvelle, c’est que d’autres compétences sont en train de prendre de la valeur. Pour comprendre lesquelles, il faut d’abord comprendre comment notre cerveau attribue de la valeur aux choses.
La valeur n’est pas dans les objets. Elle est construite par notre cerveau.
Les neurosciences ont identifié trois zones clés dans ce processus : le cortex préfrontal ventromédian (vmPFC), le striatum ventral et le système dopaminergique.
Par exemple, une étude IRMf de 2008 a montré que lorsqu’on fait goûter le même vin à quelqu’un en changeant uniquement son prix affiché, les sujets préfèrent systématiquement le vin “le plus cher”. Alors que c’est le même vin !
Il y a beaucoup d’études sur le sujet, mais voici les principaux mécanismes qui créent de la valeur dans notre esprit :
L’effet de dotation. On valorise davantage ce que l’on possède déjà.
La rareté. On valorise ce qui est rare ou difficile à obtenir.
Le prix affiché. Un prix élevé augmente les attentes et la désirabilité perçue.
Le statut. On valorise ce qui nous rend “cool” aux yeux des autres.
L’illusion d’effort. On valorise ce qui semble avoir demandé un effort, qu’il soit intellectuel, financier ou physique.
La connexion émotionnelle. On valorise ce qui nous touche, notamment via une histoire.
Ces mécanismes produisent ce que les chercheurs appellent un signal : une preuve de valeur.
Par exemple, si vous voyez un tableau dans une brocante, vous imaginez qu’il ne vaut pas grand chose. Mais si vous voyez ce même tableau exposé au Louvre, vous allez lui attribuer beaucoup de valeur.
Le signal ici c’est que tous les tableaux ne sont pas exposés au Louvre. C’est une preuve que ce tableau est spécial et qu’il a probablement beaucoup de valeur.
Pourquoi est-ce important ? Parce que l’IA est en train de redistribuer la valeur de ces signaux.
1) Ce qui perd de la valeur
L’effort perçu. L’information avait de la valeur, parce qu’elle était couteuse à produire. Mais aujourd’hui, une IA produit un article de 2 000 mots en 8 secondes, donc l’effort disparaît en même temps que le signal de valeur.
La rareté de l’information. Les neurosciences ont montré que la valeur suit la rareté. Or l’IA a rendu l’information abondante.
La compétence technique. Savoir coder, écrire correctement, faire une présentation propre… Toutes ces choses ne sont plus rares, donc elles perdent de leur valeur.
2) Ce qui prend de la valeur
Le récit humain. Même si une IA peut imiter un style d’écriture, elle ne peut pas avoir vécu quelque chose. Certains récits, comme des biographies ou un retour d’expérience, deviennent un signal de valeur irréplicable pour une IA. C’est pour ça que les créateurs qui parviennent à raconter une histoire authentique surperforment systématiquement ceux qui produisent du contenu générique, même mieux optimisé.
Le lien humain devient le nouveau luxe. L’IA peut rédiger un texte, mais ne peut pas contrefaire une relation construite pendant des années. Tout ce qui prouve une origine humaine irréfutable prend de la valeur. Par exemple, une conférence en live avec un expert reconnu, le lien social, les évènements physiques…
Le point de vue idiosyncratique. C’est un mot pompeux à ressortir en bonne société qui veut dire avoir un point de vue unique sur un sujet. À l’ère où tout le monde a accès aux mêmes outils et aux mêmes “best practices”, celui qui apporte une perspective tirée d’une histoire personnelle, d’expériences uniques ou d’un angle contre-intuitif va déclencher un signal de nouveauté, ce qui va libérer un puissant shot de dopamine dans le cerveau des autres.
En résumé, si vous voulez perdurer dans le monde d’après, faites moins de 1 et plus de 2.
II – Comment générer de la valeur ?
“Les gens n’achètent pas ce que vous faites. Ils achètent pourquoi vous le faites.” — Simon Sinek, Start With Why
Vous avez peut-être vu passer la campagne Friend ? Un petit pendentif boosté à l’IA, conçu pour jouer le rôle de compagnon au quotidien.
Le constat derrière le produit me semble pertinent : on n'a jamais été aussi connectés, et pourtant on ne s'est jamais autant sentis seuls.
Malgré un buzz mondial, les ventes ont été catastrophiques (environ 1 000 unités). Et la campagne a été très mal reçue. Des dizaines d’affiches vandalisées avec des messages comme “Trouvez-vous de vrais amis”, “L’IA n’est pas votre ami” ou “On nous espionne”.
Je pense que c’est un bon rappel.
Les gens connectent émotionnellement avec d’autres humains. Pas des algorithmes, pas des machines, pas des IAs.
Pour créer de la valeur, il ne suffit pas d'avoir le bon insight. Il faut y répondre avec la bonne solution.
Une solution qui a du sens.
Viktor Frankl est un psychiatre qui a consacré une grande partie de sa vie à étudier le sens d’un point de vue psychologique. Selon lui, nos actions ont du sens quand elles respectent trois critères.
La cohérence. Nos actions doivent être alignées avec nos convictions. Si une solution est logique mais va à l’encontre de ce en quoi vous croyez, elle vous semblera vide et générera un conflit intérieur.
Un but. Nos actions doivent servir quelque chose de plus grand que leur objectif immédiat. Par exemple, envoyer un message d’anniversaire à un ami, ce n’est pas juste lui fêter son anniversaire, c’est consolider la relation.
L’utilité. Nos actions doivent nous faire sentir qu’elles servent à quelque chose, pour soi ou pour les autres.
C’est tout le problème.
Notre société nous fait croire que si vous allez à l’école, obtenez votre diplôme, trouvez un travail et travaillez dur, vous pourrez un jour profiter d’une retraite bien méritée.
Mais que se passe-t-il quand une machine accomplit en 30 secondes un travail qui vous prenait 3 heures ? L'IA ne se contente pas de prendre votre job. Elle vole aussi votre identité et le sens de votre vie.
Et ça mène droit au burnout.
On pense que le burnout, c’est “trop de travail”. Mais c’est faux. Trop de travail mène à l’épuisement professionnel. Le burnout, c’est autre chose. C’est un processus de dégradation psychologique profond. Vous n’êtes pas seulement fatigué, vous vous sentez vide, détaché de tout et bon à rien. Comme carbonisé de l’intérieur, d’où le terme burn out.
Notre société vit une profonde crise de sens.
Avant, le sens s’imposait à nous, par la religion, le travail, la famille. Maintenant, on doit le construire soi-même, par l’impact qu’on a sur les autres, la créativité, l’accomplissement personnel.
C’est très difficile.
Mais ceux qui y parviennent sortent du lot.
Les indépendants qui incarnent une vision, et ne se contentent pas de proposer un service, deviennent une référence dans leur domaine. Les créateurs qui explosent génèrent du sens pour leur audience : ils donnent une perspective unique, transmettent leur passion et créent du lien.
Rappelez-vous, les gens n’achètent pas ce que vous faites. Ils achètent pourquoi vous le faites. Ils achètent du sens.
Le sens est le nouveau positionnement marketing. Il donne une raison de vous suivre, de vous faire confiance et d’acheter vos produits. Voilà pourquoi le sens n’a jamais eu autant de valeur qu’aujourd’hui.
Bien sûr, trouver un sens n'est pas simple, surtout quand on se sent remplacé par une machine. Mais c'est précisément l'opportunité de vous reconnecter à votre curiosité :
Pour trouver un but - Et créer votre propre échelle de progression.
En étant utile aux autres - Pour être reconnu et récompensé pour ça.
Et vous sentir aligné - Entre vos actions et vos convictions.
Dans une prochaine édition payante, je partagerai un protocole précis pour vous aider à trouver votre positionnement unique et identifier votre pourquoi dans un monde de plus en plus incertain.
Mais une fois que vous avez une bonne raison de vous battre, encore faut-il faire entendre votre voix.
III - Comment grossir sur les réseaux en partant de zéro
1) Sortir du IA Slop
Les gens n’achètent pas le meilleur produit. Ils achètent celui qu’ils connaissent.
Mais est-ce vraiment une bonne idée de créer du contenu aujourd’hui ? Dans un monde envahi par le Slop IA et que les robots peuvent produire 1 000 contenus par jour… À quoi bon ?
Paradoxalement, je crois que c’est justement maintenant qu’avoir un média devient une assurance inestimable.
Pour deux raisons :
Si vous pouvez contacter des gens directement, vous ne dépendez de personne pour gagner votre vie.
Et si l’IA a rendu le contenu générique abondant, elle ne remplace pas la relation humaine.
Dans tous les cas, si vous avez pour ambition de vivre de votre expertise, vous ne pouvez plus vous permettre de ne pas communiquer.
Mais la plupart s’y prennent mal.
Je connais des gens très intelligents qui publient sur LinkedIn depuis 6 mois et qui restent invisibles. Leurs posts plafonnent à 10 likes. Aucune demande. Rien.
Alors ils rationalisent. Ils accusent l’algorithme et “la baisse du reach”. Honnêtement ? Ils n’ont pas tort. Mais ils prennent le problème à l’envers.
Il n’y a que deux raisons qui expliquent une baisse de visibilité sur un réseau :
Baisse de la demande : les gens quittent la plateforme ou passent moins de temps dessus.
Augmentation de l’offre : il y a plus de contenus publiés, qu’ils soient organiques ou publicitaires.
Pour moi, la vraie raison, c’est la seconde.
Encore une fois, l’IA est responsable. Des études ont montré que déjà en 2023, 54% des posts LinkedIn étaient générés par l’IA. Trois ans plus tard, j’estime ce chiffre aux alentours de 80%.
Le vrai problème, c’est que l’IA a fait évoluer le type de contenu publié :
Les posts sont deux fois plus longs.
Et il y a deux fois plus de publications.
Résultat, le temps de cerveau disponible a fondu comme neige au soleil.
Mais alors, comment expliquer que certains créateurs ont une visibilité massive ?
D’expérience, ce n’est pas de la chance. En 2025, j’ai généré des millions de vues sur LinkedIn. Mes posts n’ont jamais été autant mis en avant, ce qui a eu un impact significatif sur mon business. Et je pense que tout le monde peut obtenir ce genre de résultats avec un peu de travail.
Même si on est envahis de contenus, ils ne sont jamais poussés par les algorithmes. Parce que c’est du slop IA : une bouillie générique et sans intérêt.
Vous ne pouvez plus gagner en créant plus de contenu. Plus maintenant.
Mais si vous publiez un contenu qui résonne, vous pouvez devenir viral.
2) Comment créer un contenu qui résonne
On a vu qu’un bon contenu envoie un signal de valeur :
Une touche d’humanité
Un récit ancré dans le réel
Un point de vue idiosyncratique
Mais ça ne suffit pas. Il faut aussi que votre contenu donne envie d’être partagé.
Il faut comprendre que les plateformes optimisent leur algorithme pour leur propre intérêt économique. Plus les gens restent, plus ils voient de publicités et plus la plateforme gagne de l’argent.
Autrement dit, l’algorithme est optimisé pour la rétention. Et c’est une opportunité exceptionnelle, parce que l’algorithme n’est que le reflet de notre psychologie.
Si vous créez du contenu qui fait rester les gens sur la plateforme, l’algorithme va le montrer à tous ceux que ça intéresse ! Concrètement, les plateformes analysent votre comportement pour comprendre ce que vous aimez. Si vous regardez un carrousel sur le fromage de chèvre, l’algorithme va vous en proposer un autre, puis un autre, puis encore un autre.
C’est comme ça que vous ferez connaître vos offres aux bonnes personnes.
Bref, si vous maîtrisez la psychologie de la rétention, vous maîtrisez les algorithmes. Et si vous maîtrisez les algorithmes, vous pouvez toucher des milliers de personnes gratuitement ! Vous réalisez à quel point c’est cool ?
Il y a beaucoup à dire sur l’art de créer un contenu viral. Mais le sujet est un peu trop dense pour pouvoir être traité maintenant.
À la place, je veux me concentrer sur un concept qui va vous aider à obtenir 80 % des résultats : développer votre goût.
3) Développer votre goût
Avec le temps, j’ai développé une compétence qui me permet d’identifier les posts qui ont le potentiel d’exploser sur les réseaux. J’appelle ça le “goût”.
C’est primordial, parce que vous voulez que chaque heure travaillée génère le maximum de visibilité et de résonnance.
Pour faire simple, un bon contenu, c’est avant tout deux choses :
Un bon sujet
Bien présenté
Malheureusement, il n’y a pas de raccourci pour dénicher une bonne idée, et l’IA n’est pas performante pour ça. J’ai vraiment essayé de l’éduquer de toutes les façons possibles, mais ça ne marche pas, parce qu’une bonne idée est émotionnelle. L’IA n’a aucune émotion. Même si on a parfois l’impression qu’elle pense, ça reste un perroquet très bien entraîné.
Mon conseil : notez vos idées dans un carnet. Notez tout.
Ensuite, publiez pour voir quelles idées résonnent avec votre audience. Quand un post touche les gens, vous allez vite le voir : les likes, les partages et les commentaires s’enchaînent.
Voici comment mettre ça en pratique.
Étape 1 : Accepter le “Fossé du Goût”
L’humain a généralement bon goût, mais quand on commence un nouveau projet, les résultats sont souvent décevants.
Acceptez-le. Au début, vos posts vont flopper et c'est normal. Testez. Prenez ça comme un jeu. Ne vous comparez jamais aux autres, mais toujours à vous-même. Le succès demande de développer votre goût, et ça peut prendre plus ou moins longtemps. Mieux vaut en avoir conscience avant de vous lancer.
Étape 2 : Survivre au “Fossé du Goût”
La plupart des gens meurent dans ce fossé et abandonnent quand ils ne voient pas les résultats assez rapidement.
Rappelez-vous simplement qu'à ce stade, ne pas abandonner fait déjà de vous quelqu'un d'exceptionnel.
Étape 3 : Ancrer la création dans votre habitudes
Assurez-vous que la création devienne une habitude. C’est la meilleure façon de combler l’écart entre votre goût et vos compétences.
Greffez cette habitude à une autre que vous avez déjà. Par exemple, si vous buvez un café chaque matin, collez un post-it sur votre écran : “Après mon café, je m’installe à mon bureau et je crée un post pendant 30 minutes.” L’objectif n’est pas de produire un post complet à chaque fois, mais d’avancer tous les jours, même un peu.
Étape 4 : Devenez un grand artiste.
Il existe une citation qu’on attribue souvent à Picasso : “Les bons artistes copient. Les grands artistes volent.” La plupart la comprennent mal. Ce n’est pas l’apologie du plagiat, mais de la maîtrise artistique.
Au début, votre travail ressemblera à celui des autres. C’est normal, un élève s’inspire de ses mentors. Quand vous commencez, libérez-vous de l’envie d’être original. Copiez ce qui marche, sans tomber dans le plagiat. Par exemple, reprenez une idée en changeant le format. Inspirez-vous d’un format en changeant le sujet. L’objectif est de comprendre ce qui marche, et pourquoi. Quand vous maîtriserez les codes, vous pourrez innover et trouver votre propre style. C’est à ce moment que vous allez exploser.
Avec le temps, vous allez développer votre goût. Les gens vont commencer à vous suivre pour vos idées et votre audience va grossir. Ça deviendra votre assurance à l’ère de l’IA.
IV – Les compétences dans le monde d’après
Je ne prétends pas lire l’avenir ni détenir la vérité absolue.
Mais cette liste me semble pertinente au regard de ce qu’on a vu jusqu’ici. N’hésitez pas à la compléter dans les commentaires, je suis curieux d’avoir votre avis.
1) Maîtrise de l’IA
Peut-être que vous pensez que je suis contre l’IA après avoir lu jusqu’ici. Croyez moi, c’est le contraire !
La technologie est là et on ne reviendra pas en arrière. La pire erreur serait de refuser de l’utiliser.
C’est comme s’obstiner à voyager en calèche alors qu’on vient d’inventer la voiture. Ça n’a aucun sens.
Bientôt, tout le monde utilisera l’IA d’une manière ou d’une autre. En 2025, 44% des Français ont utilisé une IA. C’est un taux d’adoption fulgurant quand on pense que cette technologie a à peine 2-3 ans.
La meilleure manière de vous former est d’essayer d’intégrer l’IA à vos projets.
Si vous ne savez pas par où commencer, collez ce prompt dans Claude ou Gemini :
“Voici mon site : lien. J’aimerais utiliser l’IA pour améliorer mes résultats, développer mes processus ou gagner du temps. Peux-tu m’expliquer quels sont les projets que je peux lancer pour intégrer l’IA dans ce projet ?”
À terme, je pense que l’IA nous aidera à libérer de l’espace mental pour nous concentrer sur ce qui compte vraiment.
2) Le jugement
Développer son goût, c’est développer son sens du jugement.
Le goût n’est pas utile qu’à créer des contenus que les gens aiment. Il permet aussi d’éviter les erreurs en général. On est passé d’un monde qui manquait d’information à un monde qui en est envahi.
Plus que jamais, on a besoin d’aiguiser son jugement pour filtrer le bruit et la désinformation pour prendre de bonnes décisions.
Voilà pourquoi on observe de plus en plus l’arrivée de curateurs et de commentateurs sur les réseaux. On délègue son jugement à des créateurs de contenu dans lesquels on a confiance. Cette tendance est en train de s’installer durablement.
3) Maîtrise de la psychologie
Si vous parvenez à comprendre comment fonctionnent les autres, vous détenez un superpouvoir.
Les gens pensent être rationnels. Heureusement, ce n’est pas le cas. Parce que l’IA, elle, est rationnelle : c’est un algorithme probabiliste qui produit le texte le plus probable en réponse à une requête.
Si nous étions purement rationnels, rien n’empêcherait les machines de nous remplacer.
Nos décisions, elles, sont gouvernées par des règles invisibles : la perception, le signal, le sens. Exactement ce qu’une IA ne peut pas reproduire.
Apprendre des bases de psychologie est une compétence qui vous servira toute votre vie.
4) Pouvoir d’influence
Dans la vie, on n’a pas ce qu’on mérite, mais ce qu’on négocie.
Vous ne pouvez pas espérer recevoir quelque chose si vous ne l’avez pas demandé. Personne ne va faire appel à vos services s’il n’est pas convaincu d’en avoir besoin. Personne ne va s’abonner à votre compte Instagram s’il ne sait pas que vos contenus valent la peine d’être consommés.
Vous pouvez avoir les meilleures idées, cuisiner les meilleurs cookies, être un génie de la décoration. Si vous ne savez pas vous faire connaître, personne ne le saura jamais.
Ne culpabilisez pas de montrer votre travail. Il n’y a pas d’un côté les artistes et de l’autre les vendeurs.
Vous devez comprendre les mécanismes d’attention, le marketing, la persuasion pour que les gens s’intéressent à vous.
C’est déjà pas mal.
Félicitations, vous venez de lire un pavé de 3 497 mots et de réparer votre capacité d’attention. J’espère que cette édition vous a plu.
Si c’est le cas, n’hésitez pas à mettre un like sur Substack. Ça ne vous prend que 2 secondes, mais ça crée un signal de valeur vraiment important pour moi.
Merci de lire Insight.
Clément





excellente synthése, merci