Ne devenez pas créateur de contenu, devenez un artiste
Tenez le rythme pendant 1 an et je changez votre vie.
On vous a vendu l’eldorado.
Devenez créateur de contenu, et les marques comme les clients se bousculeront pour travailler avec vous.
Mais après des mois de travail, c’est la désillusion.
Vous pensez peut-être que vous ne faites pas assez de vues, que vous n’avez pas la bonne niche, ou que vous devriez tenter votre chance sur une autre plateforme.
C’est faux.
En réalité, ce schéma de créateur est mort depuis longtemps.
J’aimerais vous montrer une autre voie.
Je veux vous parler de l’épidémie silencieuse qui tue les créateurs et dont personne ne parle, puis vous expliquer comment créer du contenu qui touche profondément le cœur de votre audience en moins de 30 minutes par jour.
Vous allez découvrir un protocole pour construire votre marque personnelle, attirer les bonnes personnes et souder une audience autour de vos idées. Vous n’aurez besoin que de publier régulièrement pendant 1 an pour changer votre vie.
C’est ce que vous allez apprendre aujourd’hui.
I - L’art de faire des vues inutiles
“Je veux que l’IA fasse ma lessive et ma vaisselle pour que je puisse faire de l’art et écrire, et non que l’IA fasse mon art et écrive à ma place pour que je puisse faire ma lessive et ma vaisselle.”
Joanna Maciejewska
Contrairement à ce que vous pensez, faire des vues est plus facile qu’il n’y paraît.
Identifiez un sujet à fort potentiel, écrivez un bon hook, utilisez un format prouvé, et paf, votre post a 90 % de chances de partir viral.
C’est un peu triste, mais ce sont les règles de la création de contenu aujourd’hui.
Certains créateurs sont devenus experts là-dedans : je les appelle les “flatteurs d’algorithme”.
Quand ils voient un contenu viral, ils s’empressent de le reproduire parce que c’est un moyen facile de faire des vues. On a même donné un nom à ce phénomène : “suivre les trends”.
Mais est-ce si grave ? Après tout, les créateurs qui font des vues sont déjà rares.
En 1942, Camus publiait Le Mythe de Sisyphe, un essai philosophique sur l’histoire d’un roi réputé pour sa ruse.
Sisyphe défia les dieux. Pour le punir, ils le condamnèrent à pousser un rocher immense au sommet d’une montagne et à le regarder dévaler la pente, puis à recommencer pour l’éternité.
Les créateurs de contenu sont des Sisyphe modernes.
Ils remplissent des templates, recyclent ce qui marche et publient des contenus aussi vite oubliés que consommés. Puis recommencent le lendemain.
ChatGPT ne les a pas libérés. Il leur permet juste de pousser le rocher plus vite.
Cette stratégie n’est pas mauvaise si le créateur vend du divertissement ou des petits produits sans envergure. Mais si vous lisez Insight, je présume que vous avez un business à faire tourner ou que vous voulez impacter le monde avec vos idées.
Dans ce cas, créer ce type de contenu est un piège, parce qu’il ne suscite aucun attachement émotionnel. Psychologiquement, c’est très dur pour ces créateurs. Ils font des vues, mais très vite, ils réalisent que tout le monde s’en fout.
Une étude portant sur 1 000 créateurs de contenu révèle que plus de la moitié ont souffert de burnout lié à leur activité, et 37% ont même envisagé de tout arrêter.
Le pire, c’est que la plupart des créateurs ne gagnent rien. Et parmi les rares qui parviennent à se dégager un revenu, 68% se disent insatisfaits de ce qu’ils gagnent.
Bref, on vous a promis la liberté financière et le travail en slip à domicile. Mais vous finissez avec le cerveau grillé et des revenus misérables.
Si c’est le cas, j’aimerais vous parler d’une voie beaucoup plus enthousiasmante pour faire prospérer votre projet en créant du contenu sur internet.
Devenez un auteur.
II - La voie de l’auteur
Vous pensez peut-être que c’est de la folie de devenir un auteur à l’ère de l’IA.
Mais c’est justement la raison pour laquelle il faut s’engager dans cette voie.
Parce que paradoxalement, l’IA revalorise les formats qui offrent une perspective unique. Comme l’essai, la chronique, l’édito, le billet d’humeur, le manifeste, la lettre ouverte, l‘analyse ou les histoires…
Je reviendrai plus tard sur la méthode pour produire ce type de contenu, mais je veux d’abord vous expliquer pourquoi ces formats reviennent en force maintenant.
C’est assez subtil, parce que c’est très émotionnel, mais je vais faire de mon mieux.
Quand un texte nous touche, des zones spécifiques du cerveau s’activent pour créer une représentation mentale de l'état d’esprit de l'auteur, afin de comprendre ses intentions et ses émotions. C’est ce que l’on appelle le Theory of Mind.
Mais un texte IA fait la même chose, non ?
Justement, non.
De récentes découvertes publiées dans Nature ont montré que lorsqu’on remarque qu’un texte a été écrit par une machine, notre cerveau bloque la connexion émotionnelle.
Bien sûr, quand l’IA rédige un texte informatif, ça ne pose pas de problème. Mais quand vous voulez faire passer des idées ou transmettre des émotions, ça devient critique, notamment parce que vous avez besoin de générer de la confiance pour vendre.
Heureusement, cette étude m’a fait réaliser que certains formats texte ne peuvent tout simplement pas être produits par l’IA. Bien sûr, elle en est techniquement capable, mais c’est absurde.
Par exemple, l’essai.
L’essai est un format inventé par Montaigne en 1572. Il le définit comme un exercice où l’on tâtonne avec sa propre pensée, où l’on se surprend en écrivant et où l’on revient sur ce qu’on croyait savoir. Paul Graham dit la même chose : un bon essai part d’une question dont l’auteur ne connaît pas la réponse, et qu’il découvre au fil de l’écriture.
Sauf que d’une part, je pense que cette conscience est très difficilement simulable par une IA. Mais surtout, ça ne sert à rien d’utiliser une IA pour rédiger des textes qui font semblant de penser des trucs.
C’est pareil pour la plupart des formats à idées.
Ces formats sont IA proof parce que les lecteurs y trouvent une preuve de conscience. Or, cette preuve de conscience est devenue une denrée rare, et c’est la raison pour laquelle ces formats explosent maintenant.
En résumé :
Notre cerveau est incapable de se connecter à un texte s’il pense qu’il a été rédigé par une IA.
Sauf que la majorité des textes peuvent avoir été produits par une IA, ce qui crée un doute constant dans l’esprit du lecteur.
Mais quelques formats sont naturellement IA proof (souvent des textes à idées).
C’est justement le genre de texte que produit un auteur.
Maintenant, je sais que l’idée de devenir un auteur n’est pas naturelle. On imagine parfois que c’est un truc d’écrivain taciturne ou d’intellectuel qui toise les gens de sa supériorité morale.
Ou tout simplement, ça ne vous intéresse pas. Et c’est OK.
Avant d’entrer dans les détails, vous devez comprendre la philosophie derrière le concept.
J’aime voir l’auteur comme un artiste dont la matière première sont les idées. Et vous êtes peut-être déjà un artiste sans le savoir.
Il y a trois critères à la création artistique :
L’intentionnalité : vous voulez produire une œuvre pour la montrer au monde.
La traduction : vous voulez transmettre quelque chose de subjectif (une pensée, une angoisse, une idée…) à travers votre œuvre.
La publication : vous rendez votre œuvre accessible en la diffusant d’une manière ou d’une autre.
Un artiste produit des œuvres pour changer la perspective des autres. Or, c’est exactement ce que fait un auteur. Il sculpte ses idées à l’aide de textes qui ont vocation à être publiés.
Maintenant, vous avez peut-être remarqué que vous n’avez pas forcément besoin de publier des livres pour être un auteur. D’autres canaux entrent dans cette catégorie.
Par exemple :
Si vous créez des vidéos sur YouTube, vous êtes un auteur.
Si vous racontez des blagues sur scène, vous êtes un auteur.
Si vous éditez un podcast d’histoire pour enfants, vous êtes un auteur.
Si vous rédigez des emails avec votre petit style, vous êtes aussi un auteur.
Et je trouve ça formidable.
Parce que dans un monde où l’information est devenue une commodité grâce à l’IA, je suis persuadé qu’on a besoin de moins de contenus et de plus d’artistes et d’auteurs qui nous font réfléchir et nous emmènent dans leur univers.
C’est pour cette raison que j’ai récemment changé le format de cette newsletter.
D’abord, après avoir écrit pendant des années sur les biais psychologiques appliqués au marketing, j’ai réalisé que l’IA pouvait en partie reproduire mon format, ce qui a détruit sa valeur perçue.
Puis je me suis rendu compte que c’est exactement le genre de contenu que je consomme maintenant. J’ai déserté les réseaux parce que je suis fatigué de cette soupe de conseils insipides, de ce ton faussement dramatique et de ces foutus tirets cadratins.
Je veux découvrir des idées intéressantes qui viennent des tripes. Je veux être inspiré. Je veux lire du bon contenu.
Et je crois que vous aussi.
Avant, mes éditions plafonnaient à 20 - 30 likes sur Substack. Les deux premiers essais publiés ont reçu respectivement 87 et 117 likes.
Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus marqué.
Pour la première fois depuis longtemps, j’ai reçu des réponses à mes emails, de vraies personnes qui m’écrivent pour me dire que mes textes les ont touchées. Et naturellement ça s’est traduit par un pic immédiat de nouveaux abonnés payants.
J’ai ressenti l’impact de mon travail, et ça a fait sens pour moi.
Je crois que ça révèle quelque chose sur notre société. Nous sommes en train de vivre un changement de paradigme.
III - L’ère des artisans de la connaissance
C’est bien beau de devenir un auteur qui partage ses idées.
Mais vous ne savez toujours pas comment utiliser vos idées pour créer votre marque personnelle et trouver des clients sur internet.
J’y viens.
Je crois que les réseaux sont encore un outil formidable pour ça.
Mais au lieu de devenir esclave des algorithmes, je vous propose une stratégie pour inverser le rapport de force et mettre les réseaux à votre service.
Voici l’idée centrale.
Il y a trois types de créateurs :
Niveau 1 : les créateurs invisibles
Niveau 2 : les flatteurs d’algorithmes
Niveau 3 : les artisans de la connaissance
Le niveau 1 représente l’écrasante majorité des créateurs. Ils ne savent pas comment optimiser leur contenu pour la viralité et ne dépassent donc pas quelques likes. C’est la raison pour laquelle la plupart finissent par abandonner en quelques semaines.
En revanche, je pense que tout le monde peut atteindre le niveau 2 avec un peu de travail. À ce stade, vos contenus sont visibles, génèrent des centaines de likes, mais ne créent aucune confiance, aucune connexion émotionnelle et donc aucune vente.
Le niveau 3 est encore plus rare. Vous suivez surement des créateurs de ce type. Bien sûr, vous appréciez leurs contenus. Mais vous les suivez surtout pour leurs idées, ce qu’ils représentent et les émotions qu’ils vous procurent.
La vérité, c’est que seuls les créateurs de niveau 3 tirent vraiment leur épingle du jeu, gagnent décemment leur vie et sont reconnus comme des experts grâce à leurs contenus.
Si j’écris ces lignes, c’est parce que je pense sincèrement que tout le monde peut y arriver, même si ce n’est pas facile.
L’autre avantage, c’est que lorsque tout le monde se précipite sur l’IA, ceux qui s’engageront sur cette voie sortiront encore plus du lot.
Mais il y a quelques règles à respecter.
D’abord, il faut comprendre que les contenus qui créent du sens ont généralement besoin d’être développés.
Voilà pourquoi les artisans de la connaissance privilégient souvent les newsletters, les livres, les documentaires, les vidéos YouTube ou les podcasts comme plateforme principale.
Ils se créent un corpus d’idées qui, mises bout à bout, forgent une identité unique.
Le problème, c’est que ces plateformes n’ont généralement aucun algorithme de recommandation. D’un autre côté, c’est ce que l’on veut. Vous voulez vous libérer des algorithmes et de la course aux vues.
Mais il faut quand même vous faire connaître. Les artisans de la connaissance utilisent donc les réseaux algorithmiques, comme LinkedIn, Instagram ou Facebook, pour diriger du trafic vers leurs formats longs.
Je rentrerai dans le détail une prochaine fois, mais l’idée est de jouer le jeu comme un créateur de niveau 2.
Créez des contenus faciles à consommer. Simplifiez votre message, utilisez les hooks qui fonctionnent et structurez votre contenu dans un format optimisé pour la viralité.
Ça peut sembler trivial ou cynique. Mais ce n’est pas moi qui édicte les règles du jeu. N’oubliez pas que les gens sont sur ces réseaux avant tout pour se divertir.
Surtout que votre stratégie ne s’arrête pas là. Vous exploitez cette visibilité pour construire votre marque personnelle autour d’idées bien plus intéressantes.
Pour ça, je vous recommande de créer votre newsletter sur Substack.
Pourquoi Substack ?
Parce que c’est gratuit, et que vos contenus sont publiés en ligne (comme un blog), ce qui aide à promouvoir vos anciennes éditions et créer votre corpus d’idées. Ensuite, c’est plus facile de commencer par de l’écrit, contrairement à la vidéo qui sera beaucoup plus exigeante pour un débutant.
Si j’adore autant Substack, c’est surtout parce que la plateforme dispose d’outils de croissance qui sont un vrai cheat code quand on sait les utiliser (comme les notes, les recommandations ou une landing page intégrée qui convertit très bien).
Si vous ne savez pas par où commencer, j’ai rédigé un guide complet pour vous aider à créer votre newsletter Substack ici. Vous apprendrez à choisir votre thématique, trouver votre format signature, faire grossir votre audience et surtout comment la monétiser.
Maintenant, j’aimerais vous montrer comment créer du contenu de niveau 3.
IV - Nommer vos idées
Il y a beaucoup à dire sur la psychologie des contenus qui génèrent du sens.
Vous découvrirez d’autres techniques au fur et à mesure, mais s’il y en a une seule à retenir, c’est celle-ci.
Donnez un nom à votre idée.
Par exemple, en 2012, Cal Newport, professeur à Georgetown, publie un article de blog dans lequel il partage le concept de “Deep Work”. Son article a tellement bien fonctionné qu’il va développer cette idée dans un livre du même nom, qui deviendra un best seller et probablement la référence mondiale des livres sur la productivité.
Tout le monde a déjà expérimenté la sensation d’être intensément concentré sur son travail. Cal Newport a simplement donné un nom à ce phénomène, et ça a changé sa carrière pour toujours.
Ces idées ont parfois le potentiel de générer des millions en produits dérivés, conférences, livres et consulting… Voilà pourquoi je vous recommande cette stratégie.
Et il y a des tonnes d’exemples :
Le “Cygne Noir” de Nassim Taleb
“L’étincelle de joie” de Marie Kondo
Le “On ne naît pas femme, on le devient” de Simone de Beauvoir
“La vache pourpre” de Seth Godin
“L’Inbound Marketing” de Hubspot
“La bogossitude” de Mikael Vendetta
Pourquoi ça marche ?
Tant qu’une idée n’a pas de nom, elle reste floue dans notre tête. Mais dès l’instant où vous nommez les choses, c’est comme si vous braquiez une lampe torche sur quelque chose que tout le monde ressentait sans jamais l’avoir exprimé.
Le philosophe Eugene Gendlin appelait ça le “felt sense”.
C’est ce que j’essaye de faire quand je vous parle “d’artisans de la connaissance,” de “contenu IA proof” ou de “flatteurs d’algorithmes”.
Maintenant, voici comment j'organise concrètement mon processus créatif.
Chaque matin :
Je prends mon petit dej en lisant un contenu intéressant et je prends des notes (30 min)
J’écris (2 h)
C’est simplissime, mais les résultats vont au-delà du texte :
Je structure mieux ma pensée
Je découvre des idées que je n’avais jamais exprimées
J’attire un nouveau public qui soutient mon travail
Je crée un corpus d’idées qui forge ma marque personnelle
D’ailleurs, ça me prend 2 h parce que je publie des essais longs et fouillés. Mais vous n’avez besoin que de 30 minutes par jour pour produire quelque chose d’intéressant. Commencez par prendre un papier et un stylo, puis notez vos idées, vos convictions ou les sujets qui vous tiennent à cœur. Notez tout. Si vous n’avez pas d’idées, lisez et prenez des notes. Prenez cette habitude et vous ne manquerez jamais de matière première.
Maintenant, je vous recommande de tester vos idées sur les réseaux sociaux. Commencez avec un seul réseau jusqu’à devenir bon. L’intérêt, c’est que vous allez identifier les idées qui ont le plus du potentiel et allez apprendre à rendre une idée intéressante. Je crois que n’importe quel sujet peut devenir viral : il suffit de trouver le bon angle. Ceci dit, ce n’est pas évident, donc voici 3 prompts pour vous aider à trouver des idées de posts viraux.
Enfin, quand vous aurez identifié un bon sujet, choisissez un format dans cette liste : chronique, édito, billet d’humeur, essai, manifeste, lettre ouverte, analyse… Ce n’est pas important, tant que ce format permet d’exprimer vos idées. Vous voulez diffuser votre contenu sur un format long, comme une newsletter, YouTube ou en podcast… Là aussi, ça n’a pas vraiment d’importance.
Comme votre idée a déjà bien fonctionné sur les réseaux, il y a de grandes chances que votre format long plaise aussi. Sauf que profondeur de votre contenu vous aidera à nouer une relation de confiance avec votre lecteur et à trouver des clients. À la fin, pitchez simplement votre offre. Si vos idées touchent les gens, ils vous contacteront pour travailler avec vous.
En bref :
Lisez
Notez vos idées
Testez-les sur les réseaux
Développez-les sur vos formats longs
C’est aussi simple que ça.
En 30 minutes par jour, vous devriez pouvoir poster, en moyenne, 1 à 2 contenus par semaine sur les réseaux et 1 à 2 formats longs par mois. Cette fréquence vous fait déjà entrer dans le top 1 % de la population en termes de contenu publié.
Maintenant, ne vous focalisez pas en priorité sur un rythme de publication. Le monde n’a pas besoin de plus de contenu, mais de contenu nouveau et intéressant. Vous voulez optimiser l’impact sur votre lecteur.
Ne publiez que ce dont vous êtes fier.
Tenez ce rythme pendant 1 an et je vous promets que ça va changer votre vie.
Non seulement vous aurez développé des compétences rares et précieuses, mais vous aurez fédéré une communauté qui vous apprécie pour vos idées et pour qui vous êtes.
Et c’est tout ce que je vous souhaite.
Merci de lire Insight.
Clément


Devenons mémorable
Super article ! Et « flatteur d’algorithmes » j’adore ce terme !!